{"id":1324,"date":"2019-11-05T22:47:38","date_gmt":"2019-11-05T21:47:38","guid":{"rendered":"http:\/\/jennyfeal.fr\/?post_type=project&#038;p=1324"},"modified":"2019-11-24T21:34:23","modified_gmt":"2019-11-24T20:34:23","slug":"je-pense-que-tes-vers-sont-des-fleurs-qui-remplissent-les-terres-et-les-terres-oeuvre-i","status":"publish","type":"project","link":"https:\/\/jennyfeal.fr\/index.php\/project\/je-pense-que-tes-vers-sont-des-fleurs-qui-remplissent-les-terres-et-les-terres-oeuvre-i\/","title":{"rendered":"Je pense que tes vers sont des fleurs qui remplissent les terres et les terres | \u0152uvre I"},"content":{"rendered":"<p>[et_pb_section admin_label=&#8221;section&#8221;][et_pb_row admin_label=&#8221;row&#8221;][et_pb_column type=&#8221;4_4&#8243;][et_pb_text admin_label=&#8221;Text&#8221;]<\/p>\n<p><em>Pienso que tus versos son flores que llenan tierras y tierras<\/em> \/ Je pense que tes vers sont des fleurs qui remplissent les terres et les terres<\/p>\n<p>Mat\u00e9riaux: bois, jute, fa\u00efence, eau<br \/>\nDimensions variables<br \/>\nMacLYON, Mus\u00e9e d\u2019art contemporain de Lyon<br \/>\n2019<\/p>\n<p>Installation expos\u00e9e dans le cadre de <em>L\u00e0 o\u00f9 les eaux se m\u00ealent<\/em>, 15e Biennale de Lyon, Mus\u00e9e d\u2019art contemporain, Lyon, France<br \/>\n18.09.2019 \u2013 05.01.2020<\/p>\n<p>Les installations de Jenny Feal traduisent sous des formes po\u00e9tiques, parfois symboliques et parfois documentaires son exp\u00e9rience personnelle de l\u2019histoire de Cuba, afin de t\u00e9moigner des conditions d\u2019existence et de la fragilit\u00e9 d\u2019un quotidien conditionn\u00e9 par le r\u00e9gime politique d\u2019un pays gripp\u00e9 entre l\u2019id\u00e9ologie et la r\u00e9alit\u00e9. En orchestrant une situation fig\u00e9e entre un pass\u00e9 fantasm\u00e9 et un exil brutal douloureux, Jenny Feal propose une installation immersive qui combine diff\u00e9rents modes de narration, oscillant entre r\u00e9cit historique et fiction nourrie par son exp\u00e9rience personnelle et le pouvoir du r\u00eave. Agress\u00e9s par la terre qui symbolise \u00e0 la fois la vie et la mort, des murs teint\u00e9s d\u2019ocre rouge t\u00e9moignent d\u2019une violence historique, symbolique, politique et sociale exprim\u00e9e par les pages d\u2019un livre que l\u2019on ne peut lire, tandis que, \u00e7a et l\u00e0, des objets du quotidien participent d\u2019un r\u00e9cit \u00e9nigmatique.<\/p>\n<p>Jenny Feal construit par touches et traces discr\u00e8tes la sc\u00e8ne d\u2019un crime dont les acteurs principaux semblent \u00eatre la mort et l\u2019absence. \u00c9l\u00e9ment r\u00e9current de son travail, le livre, entre journal intime et livre d\u2019histoire, trahit par ailleurs des consid\u00e9rations historiques et sociales marqu\u00e9es par la censure et l\u2019autocensure, le d\u00e9sir de libert\u00e9 et le besoin de cr\u00e9er une histoire intuitive et sans mot. D\u00e9poss\u00e9d\u00e9e du langage, la po\u00e9sie c\u00e9l\u00e8bre une libert\u00e9 exprim\u00e9e sous la forme d\u2019une sensation incarn\u00e9e par un livre saisie dans sa chute et travers\u00e9e par la lumi\u00e8re. Jenny Feal fa\u00e7onne son propre paysage, qui n\u2019est pas seulement celui qui se d\u00e9roule devant nos yeux mais celui que l\u2019on invente. Les traces de terre au mur sont issues d\u2019un processus de d\u00e9pose et de retrait, qui rappellent \u00e0 l\u2019artiste les murs des prisons. Po\u00e9sie de la trace que l\u2019on laisse sur un obstacle, qui marque la limite de sa libert\u00e9, physique ou mentale.<\/p>\n<p>Matthieu Leli\u00e8vre &amp; l\u2019Equipe curatoriale de la Biennale de Lyon<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L\u2019installation de Jenny Feal est pr\u00e9sent\u00e9e dans une seule et m\u00eame pi\u00e8ce du premier \u00e9tage du MAC Lyon. Elle est compos\u00e9e de trois \u00e9l\u00e9ments distincts. Au centre est install\u00e9 une grand livre ouvert et retourn\u00e9 comme une toile de tente, dont les pages vides ne sont pas en papier mais en toile de jutes. Le mur de droite est enti\u00e8rement recouvert d\u2019une fresque en argile rouge, qui se d\u00e9robe par des portes coulissantes en bois non manipulables, emp\u00eachant le public de la contempler dans son ensemble. L\u2019artiste a dessin\u00e9 en enlevant de la mati\u00e8re, laissant donc appara\u00eetre des traces blanches sur le fond rouge, ainsi qu\u2019une fleur-papillon, \u00ab Mariposa \u00bb sur la droite, accompagn\u00e9e d\u2019un grand vase bris\u00e9 pos\u00e9 sur le sol.<\/p>\n<p>(&#8230;) Le titre en espagnol peut se traduire comme \u00ab Je pense que tes vers sont des fleurs qui remplissent des terres et des terres \u00bb. Il est tir\u00e9 d\u2019un po\u00e8me \u00e9crit par l\u2019artiste. (&#8230;) L\u2019artiste a entretenu une relation \u00e9pistolaire, principalement compos\u00e9e de po\u00e8mes, avec son grand-p\u00e8re qu\u2019elle imaginait habiter aux \u00c9tats-Unis. Elle d\u00e9couvrira apr\u00e8s sa mort qu\u2019il \u00e9tait en r\u00e9alit\u00e9 prisonnier politique \u00e0 Cuba pendant 17 ans, puis exil\u00e9 aux \u00c9tats Unis. Emprisonn\u00e9 \u00e0 cause de ses \u00e9crits, il n\u2019\u00e9voquera jamais sa captivit\u00e9 dans les lettres et les po\u00e8mes envoy\u00e9s \u00e0 sa petite fille. L\u2019artiste se rapproprie son histoire familiale en invitant les visiteurs \u00e0 d\u00e9ambuler dans cette installation.<\/p>\n<p>Au centre, le livre aux pages blanches semble vomir de l\u2019argile. Il repr\u00e9sente un carnet de po\u00e8mes \u00e9crits par son grand-p\u00e8re. Dans ce carnet de po\u00e9sies et journal intime, contraint par la censure et l\u2019autocensure, les pages sont blanches et ne racontent aucune histoire. La personne manquante, au centre de la famille semble donc s\u2019\u00eatre volatilis\u00e9, laissant tomber un livre \u00e0 l\u2019\u00e9chelle d\u00e9mesur\u00e9e qui le m\u00e8ne \u00e0 sa perte (&#8230;).<\/p>\n<p>Les installations de Jenny Feal fonctionnent donc comme des narrations, des r\u00e9cits dans lesquels elle m\u00e9lange son histoire personnelle et l\u2019Histoire universelle de la guerre, de l\u2019oppression et de l\u2019exil. Comme dans la famille de l\u2019artiste des morceaux sont manquants, le visiteur ne peut apercevoir la fresque en entier \u00e0 cause des portes coulissantes, les pages du livre sont blanches et l\u2019histoire racont\u00e9e est incompl\u00e8te. Le mur de droite est arrondi, rappelant que quelles que soient les histoires v\u00e9cues par les hommes, la terre continue de tourner.<\/p>\n<p>Par Lisa Emprin @ Biennale de Lyon<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_image admin_label=&#8221;Image&#8221; src=&#8221;https:\/\/jennyfeal.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/DSC_7194_DxO_preview.jpg&#8221; show_in_lightbox=&#8221;off&#8221; url_new_window=&#8221;off&#8221; use_overlay=&#8221;off&#8221; animation=&#8221;left&#8221; sticky=&#8221;off&#8221; align=&#8221;left&#8221; force_fullwidth=&#8221;off&#8221; always_center_on_mobile=&#8221;on&#8221; use_border_color=&#8221;off&#8221; border_color=&#8221;#ffffff&#8221; border_style=&#8221;solid&#8221;] [\/et_pb_image][et_pb_text admin_label=&#8221;Text&#8221; background_layout=&#8221;light&#8221; text_orientation=&#8221;left&#8221; use_border_color=&#8221;off&#8221; border_color=&#8221;#ffffff&#8221; border_style=&#8221;solid&#8221;]<\/p>\n<p>Jenny Feal,<em> Pienso que tus versos son flores que llenan tierras y tierras. <\/em>D\u00e9tail de l&#8217;installation, carnet de po\u00e9sie en chute, 2019. Courtesy de l\u2019artiste et de la Biennale de Lyon 2019. \u00a9 Blaise Adilon<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_image admin_label=&#8221;Image&#8221; src=&#8221;https:\/\/jennyfeal.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/DSC_5746_DxO_preview.jpg&#8221; show_in_lightbox=&#8221;off&#8221; url_new_window=&#8221;off&#8221; use_overlay=&#8221;off&#8221; animation=&#8221;left&#8221; sticky=&#8221;off&#8221; align=&#8221;left&#8221; force_fullwidth=&#8221;off&#8221; always_center_on_mobile=&#8221;on&#8221; use_border_color=&#8221;off&#8221; border_color=&#8221;#ffffff&#8221; border_style=&#8221;solid&#8221;] [\/et_pb_image][et_pb_text admin_label=&#8221;Text&#8221; background_layout=&#8221;light&#8221; text_orientation=&#8221;left&#8221; use_border_color=&#8221;off&#8221; border_color=&#8221;#ffffff&#8221; border_style=&#8221;solid&#8221;]<\/p>\n<p>Jenny Feal,<em> Pienso que tus versos son flores que llenan tierras y tierras,<\/em> 2019. Courtesy de l\u2019artiste et de la Biennale de Lyon 2019. \u00a9 Blaise Adilon<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_image admin_label=&#8221;Image&#8221; src=&#8221;https:\/\/jennyfeal.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/IMG-20190917-WA0058.jpg&#8221; show_in_lightbox=&#8221;off&#8221; url_new_window=&#8221;off&#8221; use_overlay=&#8221;off&#8221; animation=&#8221;left&#8221; sticky=&#8221;off&#8221; align=&#8221;left&#8221; force_fullwidth=&#8221;off&#8221; always_center_on_mobile=&#8221;on&#8221; use_border_color=&#8221;off&#8221; border_color=&#8221;#ffffff&#8221; border_style=&#8221;solid&#8221;] [\/et_pb_image][et_pb_text admin_label=&#8221;Text&#8221; background_layout=&#8221;light&#8221; text_orientation=&#8221;left&#8221; use_border_color=&#8221;off&#8221; border_color=&#8221;#ffffff&#8221; border_style=&#8221;solid&#8221;]<\/p>\n<div class=\"et_pb_text et_pb_module et_pb_bg_layout_light et_pb_text_align_left et_pb_text_3\">\n<p>Jenny Feal,<em> Pienso que tus versos son flores que llenan tierras y tierras,<\/em> 2019. Courtesy de l\u2019artiste et de la Biennale de Lyon 2019. \u00a9 Sara Alonso<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"et_pb_module et-waypoint et_pb_image et_pb_animation_left et_pb_image_3 et_always_center_on_mobile et-animated\"><\/div>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_image admin_label=&#8221;Image&#8221; src=&#8221;https:\/\/jennyfeal.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/IMG-20191030-WA00111.jpg&#8221; show_in_lightbox=&#8221;off&#8221; url_new_window=&#8221;off&#8221; use_overlay=&#8221;off&#8221; animation=&#8221;left&#8221; sticky=&#8221;off&#8221; align=&#8221;left&#8221; force_fullwidth=&#8221;off&#8221; always_center_on_mobile=&#8221;on&#8221; use_border_color=&#8221;off&#8221; border_color=&#8221;#ffffff&#8221; border_style=&#8221;solid&#8221;] [\/et_pb_image][et_pb_text admin_label=&#8221;Text&#8221; background_layout=&#8221;light&#8221; text_orientation=&#8221;left&#8221; use_border_color=&#8221;off&#8221; border_color=&#8221;#ffffff&#8221; border_style=&#8221;solid&#8221;]<\/p>\n<p>Jenny Feal,<em> Pienso que tus versos son flores que llenan tierras y tierras,<\/em> 2019. Courtesy de l\u2019artiste et de la Biennale de Lyon 2019. \u00a9 Sara Alonso<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_image admin_label=&#8221;Image&#8221; src=&#8221;https:\/\/jennyfeal.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/DSC_5746_DxO1.jpg&#8221; show_in_lightbox=&#8221;off&#8221; url_new_window=&#8221;off&#8221; use_overlay=&#8221;off&#8221; animation=&#8221;left&#8221; sticky=&#8221;off&#8221; align=&#8221;left&#8221; force_fullwidth=&#8221;off&#8221; always_center_on_mobile=&#8221;on&#8221; use_border_color=&#8221;off&#8221; border_color=&#8221;#ffffff&#8221; border_style=&#8221;solid&#8221;] [\/et_pb_image][et_pb_text admin_label=&#8221;Text&#8221; background_layout=&#8221;light&#8221; text_orientation=&#8221;left&#8221; use_border_color=&#8221;off&#8221; border_color=&#8221;#ffffff&#8221; border_style=&#8221;solid&#8221;]<\/p>\n<p>D\u00e9tail de l\u2019installation, toile de jute, bois massif, argile. \u00a9 Blaise Adilon<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_image admin_label=&#8221;Image&#8221; src=&#8221;https:\/\/jennyfeal.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/BS_MAC_22092019_39_preview.jpg&#8221; show_in_lightbox=&#8221;off&#8221; url_new_window=&#8221;off&#8221; use_overlay=&#8221;off&#8221; animation=&#8221;left&#8221; sticky=&#8221;off&#8221; align=&#8221;left&#8221; force_fullwidth=&#8221;off&#8221; always_center_on_mobile=&#8221;on&#8221; use_border_color=&#8221;off&#8221; border_color=&#8221;#ffffff&#8221; border_style=&#8221;solid&#8221;] [\/et_pb_image][et_pb_text admin_label=&#8221;Text&#8221; background_layout=&#8221;light&#8221; text_orientation=&#8221;left&#8221; use_border_color=&#8221;off&#8221; border_color=&#8221;#ffffff&#8221; border_style=&#8221;solid&#8221;]<\/p>\n<p>Jenny Feal,<em> Pienso que tus versos son flores que llenan tierras y tierras,<\/em> 2019. Courtesy de l\u2019artiste et de la Biennale de Lyon 2019. \u00a9 Blandine Soulage<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_image admin_label=&#8221;Image&#8221; src=&#8221;https:\/\/jennyfeal.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/BS_MAC_22092019_27_preview.jpg&#8221; show_in_lightbox=&#8221;off&#8221; url_new_window=&#8221;off&#8221; use_overlay=&#8221;off&#8221; animation=&#8221;left&#8221; sticky=&#8221;off&#8221; align=&#8221;left&#8221; force_fullwidth=&#8221;off&#8221; always_center_on_mobile=&#8221;on&#8221; use_border_color=&#8221;off&#8221; border_color=&#8221;#ffffff&#8221; border_style=&#8221;solid&#8221;] [\/et_pb_image][et_pb_text admin_label=&#8221;Text&#8221; background_layout=&#8221;light&#8221; text_orientation=&#8221;left&#8221; use_border_color=&#8221;off&#8221; border_color=&#8221;#ffffff&#8221; border_style=&#8221;solid&#8221;]<\/p>\n<p>Jenny Feal,<em> Pienso que tus versos son flores que llenan tierras y tierras,<\/em> 2019. Courtesy de l\u2019artiste et de la Biennale de Lyon 2019. \u00a9 Blandine Soulage<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_text admin_label=&#8221;Text&#8221; background_layout=&#8221;light&#8221; text_orientation=&#8221;left&#8221; use_border_color=&#8221;off&#8221; border_color=&#8221;#ffffff&#8221; border_style=&#8221;solid&#8221;]<\/p>\n<div class=\"et_pb_text et_pb_module et_pb_bg_layout_light et_pb_text_align_left et_pb_text_11\">\n<div class=\"et_pb_text et_pb_module et_pb_bg_layout_light et_pb_text_align_left et_pb_text_6\">\n<p>Avec le pr\u00e9cieux soutien de: Artesylve, Fonds de Dotation Buchet Ponsoye, Biennale de Lyon, Galerie Dohyang Lee, Fonds de Dotation Thibault Poutrel, Fondation Brownstone, Monsieur Fr\u00e9d\u00e9ric Lorin, Monsieur Gilles Blanckaert-Aliz\u00e9e, Monsieur Roger Herrera Gutierrez, Association ARTICHOK, Libraire et Galerie Michel Descours.<\/p>\n<p>Avec le concours de: Artesylve.<\/p>\n<p>Avec l\u2019aide de: Association Passerelles Buissonni\u00e8res.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][\/et_pb_section]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pienso que tus versos son flores que llenan tierras y tierras \/ Je pense que tes vers sont des fleurs qui remplissent les terres et les terres Mat\u00e9riaux: bois, jute, fa\u00efence, eau Dimensions variables MacLYON, Mus\u00e9e d\u2019art contemporain de Lyon 2019 Installation expos\u00e9e dans le cadre de L\u00e0 o\u00f9 les eaux se m\u00ealent, 15e Biennale [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":1325,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_et_pb_use_builder":"on","_et_pb_old_content":"<p><em>Pienso que tus versos son flores que llenan tierras y tierras<\/em> \/ Je pense que tes vers sont des fleurs qui remplissent les terres et les terres<\/p><p>Mat\u00e9riaux: bois, jute, fa\u00efence, eau<br \/> Dimensions variables<br \/> MacLYON, Mus\u00e9e d\u2019art contemporain de Lyon<br \/> 2019<\/p><p>Installation expos\u00e9e dans le cadre de <em>L\u00e0 o\u00f9 les eaux se m\u00ealent<\/em>, 15e Biennale de Lyon, Mus\u00e9e d\u2019art contemporain, Lyon, France<br \/> 18.09.2019 \u2013 05.01.2020<\/p><p>Les installations de Jenny Feal traduisent sous des formes po\u00e9tiques, parfois symboliques et parfois documentaires son exp\u00e9rience personnelle de l\u2019histoire de Cuba, afin de t\u00e9moigner des conditions d\u2019existence et de la fragilit\u00e9 d\u2019un quotidien conditionn\u00e9 par le r\u00e9gime politique d\u2019un pays gripp\u00e9 entre l\u2019id\u00e9ologie et la r\u00e9alit\u00e9. En orchestrant une situation fig\u00e9e entre un pass\u00e9 fantasm\u00e9 et un exil brutal douloureux, Jenny Feal propose une installation immersive qui combine diff\u00e9rents modes de narration, oscillant entre r\u00e9cit historique et fiction nourrie par son exp\u00e9rience personnelle et le pouvoir du r\u00eave. Agress\u00e9s par la terre qui symbolise \u00e0 la fois la vie et la mort, des murs teint\u00e9s d\u2019ocre rouge t\u00e9moignent d\u2019une violence historique, symbolique, politique et sociale exprim\u00e9e par les pages d\u2019un livre que l\u2019on ne peut lire, tandis que, \u00e7a et l\u00e0, des objets du quotidien participent d\u2019un r\u00e9cit \u00e9nigmatique.<\/p><p>Jenny Feal construit par touches et traces discr\u00e8tes la sc\u00e8ne d\u2019un crime dont les acteurs principaux semblent \u00eatre la mort et l\u2019absence. \u00c9l\u00e9ment r\u00e9current de son travail, le livre, entre journal intime et livre d\u2019histoire, trahit par ailleurs des consid\u00e9rations historiques et sociales marqu\u00e9es par la censure et l\u2019autocensure, le d\u00e9sir de libert\u00e9 et le besoin de cr\u00e9er une histoire intuitive et sans mot. D\u00e9poss\u00e9d\u00e9e du langage, la po\u00e9sie c\u00e9l\u00e8bre une libert\u00e9 exprim\u00e9e sous la forme d\u2019une sensation incarn\u00e9e par un livre saisie dans sa chute et travers\u00e9e par la lumi\u00e8re. Jenny Feal fa\u00e7onne son propre paysage, qui n\u2019est pas seulement celui qui se d\u00e9roule devant nos yeux mais celui que l\u2019on invente. Les traces de terre au mur sont issues d\u2019un processus de d\u00e9pose et de retrait, qui rappellent \u00e0 l\u2019artiste les murs des prisons. Po\u00e9sie de la trace que l\u2019on laisse sur un obstacle, qui marque la limite de sa libert\u00e9, physique ou mentale. <\/p><p>Matthieu Leli\u00e8vre & l\u2019Equipe curatoriale de la Biennale de Lyon<\/p><p>\u00a0<\/p><p>L\u2019installation de Jenny Feal est pr\u00e9sent\u00e9e dans une seule et m\u00eame pi\u00e8ce du premier \u00e9tage du MAC Lyon. Elle est compos\u00e9e de trois \u00e9l\u00e9ments distincts. Au centre est install\u00e9 une grand livre ouvert et retourn\u00e9 comme une toile de tente, dont les pages vides ne sont pas en papier mais en toile de jutes. Le mur de droite est enti\u00e8rement recouvert d\u2019une fresque en argile rouge, qui se d\u00e9robe par des portes coulissantes en bois non manipulables, emp\u00eachant le public de la contempler dans son ensemble. L\u2019artiste a dessin\u00e9 en enlevant de la mati\u00e8re, laissant donc appara\u00eetre des traces blanches sur le fond rouge, ainsi qu\u2019une fleur-papillon, \u00ab Mariposa \u00bb sur la droite, accompagn\u00e9e d\u2019un grand vase bris\u00e9 pos\u00e9 sur le sol.<\/p><p>(...) Le titre en espagnol peut se traduire comme \u00ab Je pense que tes vers sont des fleurs qui remplissent des terres et des terres \u00bb. Il est tir\u00e9 d\u2019un po\u00e8me \u00e9crit par l\u2019artiste. (...) L\u2019artiste a entretenu une relation \u00e9pistolaire, principalement compos\u00e9e de po\u00e8mes, avec son grand-p\u00e8re qu\u2019elle imaginait habiter aux \u00c9tats-Unis. Elle d\u00e9couvrira apr\u00e8s sa mort qu\u2019il \u00e9tait en r\u00e9alit\u00e9 prisonnier politique \u00e0 Cuba pendant 17 ans, puis exil\u00e9 aux \u00c9tats Unis. Emprisonn\u00e9 \u00e0 cause de ses \u00e9crits, il n\u2019\u00e9voquera jamais sa captivit\u00e9 dans les lettres et les po\u00e8mes envoy\u00e9s \u00e0 sa petite fille. L\u2019artiste se rapproprie son histoire familiale en invitant les visiteurs \u00e0 d\u00e9ambuler dans cette installation.<\/p><p>Au centre, le livre aux pages blanches semble vomir de l\u2019argile. Il repr\u00e9sente un carnet de po\u00e8mes \u00e9crits par son grand-p\u00e8re. Dans ce carnet de po\u00e9sies et journal intime, contraint par la censure et l\u2019autocensure, les pages sont blanches et ne racontent aucune histoire. La personne manquante, au centre de la famille semble donc s\u2019\u00eatre volatilis\u00e9, laissant tomber un livre \u00e0 l\u2019\u00e9chelle d\u00e9mesur\u00e9e qui le m\u00e8ne \u00e0 sa perte (...). <\/p><p>Les installations de Jenny Feal fonctionnent donc comme des narrations, des r\u00e9cits dans lesquels elle m\u00e9lange son histoire personnelle et l\u2019Histoire universelle de la guerre, de l\u2019oppression et de l\u2019exil. Comme dans la famille de l\u2019artiste des morceaux sont manquants, le visiteur ne peut apercevoir la fresque en entier \u00e0 cause des portes coulissantes, les pages du livre sont blanches et l\u2019histoire racont\u00e9e est incompl\u00e8te. Le mur de droite est arrondi, rappelant que quelles que soient les histoires v\u00e9cues par les hommes, la terre continue de tourner.<\/p><p>Par Lisa Emprin @ Biennale de Lyon<\/p>","_et_gb_content_width":"","footnotes":""},"project_category":[],"project_tag":[],"class_list":["post-1324","project","type-project","status-publish","has-post-thumbnail","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/jennyfeal.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/project\/1324","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/jennyfeal.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/project"}],"about":[{"href":"https:\/\/jennyfeal.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/project"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jennyfeal.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jennyfeal.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1324"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/jennyfeal.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/project\/1324\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1407,"href":"https:\/\/jennyfeal.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/project\/1324\/revisions\/1407"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jennyfeal.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1325"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/jennyfeal.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1324"}],"wp:term":[{"taxonomy":"project_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/jennyfeal.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/project_category?post=1324"},{"taxonomy":"project_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/jennyfeal.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/project_tag?post=1324"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}