{"id":1270,"date":"2019-11-05T19:41:08","date_gmt":"2019-11-05T18:41:08","guid":{"rendered":"http:\/\/jennyfeal.fr\/?post_type=project&#038;p=1270"},"modified":"2019-11-24T21:05:12","modified_gmt":"2019-11-24T20:05:12","slug":"je-pense-que-tes-vers-sont-des-fleurs-qui-remplissent-les-terres-et-les-terres","status":"publish","type":"project","link":"https:\/\/jennyfeal.fr\/index.php\/project\/je-pense-que-tes-vers-sont-des-fleurs-qui-remplissent-les-terres-et-les-terres\/","title":{"rendered":"Je pense que tes vers sont des fleurs qui remplissent les terres et les terres | \u0152uvre III"},"content":{"rendered":"<p>[et_pb_section admin_label=&#8221;section&#8221;][et_pb_row admin_label=&#8221;row&#8221;][et_pb_column type=&#8221;4_4&#8243;][et_pb_text admin_label=&#8221;Text&#8221; background_layout=&#8221;light&#8221; text_orientation=&#8221;left&#8221; use_border_color=&#8221;off&#8221; border_color=&#8221;#ffffff&#8221; border_style=&#8221;solid&#8221;]<\/p>\n<p><em>Pienso que tus versos son flores que llenan tierras y tierras<\/em> \/ Je pense que tes vers sont des fleurs qui remplissent les terres et les terres<\/p>\n<p>Mat\u00e9riaux: bois, cannage, paille, fa\u00efence, <span class=\"tlid-translation translation\" lang=\"fr\"><span class=\"\" title=\"\">c\u00e9ramique \u00e9maill\u00e9e<\/span><\/span><br \/>\nDimensions: variables<br \/>\nMacLYON, Mus\u00e9e d\u2019 art contemporain de Lyon<br \/>\n2019<\/p>\n<p>Installation expos\u00e9e dans le cadre de <em>L\u00e0 o\u00f9 les eaux se m\u00ealent<\/em>, 15e Biennale de Lyon, Mus\u00e9e d\u2019art contemporain, Lyon, France<br \/>\n18.09.2019 &#8211; 05.01.2020<\/p>\n<p>Les installations de Jenny Feal traduisent sous des formes po\u00e9tiques, parfois symboliques et parfois documentaires son exp\u00e9rience personnelle de l\u2019histoire de Cuba, afin de t\u00e9moigner des conditions d\u2019existence et de la fragilit\u00e9 d\u2019un quotidien conditionn\u00e9 par le r\u00e9gime politique d\u2019un pays gripp\u00e9 entre l\u2019id\u00e9ologie et la r\u00e9alit\u00e9. En orchestrant une situation fig\u00e9e entre un pass\u00e9 fantasm\u00e9 et un exil brutal douloureux, Jenny Feal propose une installation immersive qui combine diff\u00e9rents modes de narration, oscillant entre r\u00e9cit historique et fiction nourrie par son exp\u00e9rience personnelle et le pouvoir du r\u00eave. Agress\u00e9s par la terre qui symbolise \u00e0 la fois la vie et la mort, des murs teint\u00e9s d\u2019ocre rouge t\u00e9moignent d\u2019une violence historique, symbolique, politique et sociale exprim\u00e9e par les pages d\u2019un livre que l\u2019on ne peut lire, tandis que, \u00e7a et l\u00e0, des objets du quotidien participent d\u2019un r\u00e9cit \u00e9nigmatique (&#8230;).<\/p>\n<p>Matthieu Leli\u00e8vre &amp; l\u2019Equipe curatoriale de la Biennale de Lyon<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L\u2019installation de Jenny Feal est pr\u00e9sent\u00e9e dans une seule et m\u00eame pi\u00e8ce du premier \u00e9tage du Mus\u00e9e d&#8217;art contemporain de Lyon. Elle est compos\u00e9e de trois \u00e9l\u00e9ments distincts. Au centre est install\u00e9 une grand livre ouvert et retourn\u00e9 comme une toile de tente, dont les pages vides ne sont pas en papier mais en toile de jutes. Le mur de droite est enti\u00e8rement recouvert d\u2019une fresque en argile rouge, qui se d\u00e9robe par des portes coulissantes en bois non manipulables, emp\u00eachant le public de la contempler dans son ensemble. L\u2019artiste a dessin\u00e9 en enlevant de la mati\u00e8re, laissant donc appara\u00eetre des traces blanches sur le fond rouge, ainsi qu\u2019une fleur-papillon, \u00a0 \u00ab<em>Mariposa<\/em> \u00bb sur la droite, accompagn\u00e9e d\u2019un grand vase bris\u00e9 pos\u00e9 sur le sol. Enfin, un banc de bois et des cannages compl\u00e8tent l\u2019installation. L\u2019assise est classique et le dossier quant \u00e0 lui reprend des formes de v\u00eatements imbriqu\u00e9s les unes dans les autres, comme les ombres des personnes qui se seraient assises sur le banc. Il est d\u00e9coup\u00e9 en deux morceaux, et laisse au milieu un espace vide pour une silhouette masculine manquante. Une pi\u00e8ce en c\u00e9ramique bleue, portant l\u2019empreinte de deux pieds nus est plac\u00e9e devant cette assise manquante, sur une pi\u00e8ce de bois carr\u00e9e. Le titre en espagnol peut se traduire comme \u00ab<em> Je pense que tes vers sont des fleurs qui remplissent des terres et des terres<\/em> \u00bb. Il est tir\u00e9 d\u2019un po\u00e8me \u00e9crit par l\u2019artiste.<\/p>\n<p>(&#8230;) L\u2019artiste a entretenu une relation \u00e9pistolaire, principalement compos\u00e9e de po\u00e8mes, avec son grand-p\u00e8re qu\u2019elle imaginait habiter aux \u00c9tats-Unis. Elle d\u00e9couvrira apr\u00e8s sa mort qu\u2019il \u00e9tait en r\u00e9alit\u00e9 prisonnier politique \u00e0 Cuba pendant 17 ans, puis exil\u00e9 aux \u00c9tats Unis. Emprisonn\u00e9 \u00e0 cause de ses \u00e9crits, il n\u2019\u00e9voquera jamais sa captivit\u00e9 dans les lettres et les po\u00e8mes envoy\u00e9s \u00e0 sa petite fille. L\u2019artiste se rapproprie son histoire familiale en invitant les visiteurs \u00e0 d\u00e9ambuler dans cette installation.<\/p>\n<p>Le banc semble se pr\u00e9parer \u00e0 recevoir les membres d\u2019une famille, pr\u00eat \u00e0 se regrouper autour d\u2019une figure manquante comme un grand-p\u00e8re absent. Son absence symbolis\u00e9e par l\u2019assise manquante n\u2019emp\u00eache pas d\u2019imaginer un corps physique, dans les habits dessin\u00e9s sur le mur ou l\u2019empreinte des pieds dans la c\u00e9ramique au sol. La personne manquante, au centre de la famille semble donc s\u2019\u00eatre volatilis\u00e9, laissant tomber un livre \u00e0 l\u2019\u00e9chelle d\u00e9mesur\u00e9e qui le m\u00e8ne \u00e0 sa perte.<\/p>\n<p>Les installations de Jenny Feal fonctionnent donc comme des narrations, des r\u00e9cits dans lesquels elle m\u00e9lange son histoire personnelle et l\u2019Histoire universelle de la guerre, de l\u2019oppression et de l\u2019exil (&#8230;).<\/p>\n<p>Par Lisa Emprin @ Biennale de Lyon<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_image admin_label=&#8221;Image&#8221; src=&#8221;https:\/\/jennyfeal.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/DSC_5764_DxO_preview.jpg&#8221; show_in_lightbox=&#8221;off&#8221; url_new_window=&#8221;off&#8221; use_overlay=&#8221;off&#8221; animation=&#8221;left&#8221; sticky=&#8221;off&#8221; align=&#8221;left&#8221; force_fullwidth=&#8221;off&#8221; always_center_on_mobile=&#8221;on&#8221; use_border_color=&#8221;off&#8221; border_color=&#8221;#ffffff&#8221; border_style=&#8221;solid&#8221;] [\/et_pb_image][et_pb_text admin_label=&#8221;Text&#8221; background_layout=&#8221;light&#8221; text_orientation=&#8221;left&#8221; use_border_color=&#8221;off&#8221; border_color=&#8221;#ffffff&#8221; border_style=&#8221;solid&#8221;]<\/p>\n<p>Jenny Feal,<em> Pienso que tus versos son flores que llenan tierras y tierras.<\/em> Banc, portrait de famille. Une forme manque au centre, 2019. Courtesy de l\u2019artiste et de la Biennale de Lyon 2019. \u00a9 Blaise Adilon<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_image admin_label=&#8221;Image&#8221; src=&#8221;https:\/\/jennyfeal.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/DSC_5765_DxO_preview.jpg&#8221; show_in_lightbox=&#8221;off&#8221; url_new_window=&#8221;off&#8221; use_overlay=&#8221;off&#8221; animation=&#8221;left&#8221; sticky=&#8221;off&#8221; align=&#8221;left&#8221; force_fullwidth=&#8221;off&#8221; always_center_on_mobile=&#8221;on&#8221; use_border_color=&#8221;off&#8221; border_color=&#8221;#ffffff&#8221; border_style=&#8221;solid&#8221;] [\/et_pb_image][et_pb_text admin_label=&#8221;Text&#8221; background_layout=&#8221;light&#8221; text_orientation=&#8221;left&#8221; use_border_color=&#8221;off&#8221; border_color=&#8221;#ffffff&#8221; border_style=&#8221;solid&#8221;]<\/p>\n<p>Jenny Feal, <em>Pienso que tus versos son flores que llenan tierras y tierras<\/em> (d\u00e9tail), 2019. Courtesy de l\u2019artiste et de la Biennale de Lyon 2019. \u00a9 Blaise Adilon<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_image admin_label=&#8221;Image&#8221; src=&#8221;https:\/\/jennyfeal.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/BS_MAC_22092019_31_preview.jpg&#8221; show_in_lightbox=&#8221;off&#8221; url_new_window=&#8221;off&#8221; use_overlay=&#8221;off&#8221; animation=&#8221;left&#8221; sticky=&#8221;off&#8221; align=&#8221;left&#8221; force_fullwidth=&#8221;off&#8221; always_center_on_mobile=&#8221;on&#8221; use_border_color=&#8221;off&#8221; border_color=&#8221;#ffffff&#8221; border_style=&#8221;solid&#8221;] [\/et_pb_image][et_pb_text admin_label=&#8221;Text&#8221; background_layout=&#8221;light&#8221; text_orientation=&#8221;left&#8221; use_border_color=&#8221;off&#8221; border_color=&#8221;#ffffff&#8221; border_style=&#8221;solid&#8221;]<\/p>\n<p>Jenny Feal, <em>Pienso que tus versos son flores que llenan tierras y tierras<\/em> (d\u00e9tail), 2019. Courtesy de l\u2019artiste et de la Biennale de Lyon 2019. \u00a9 Blandine Soulage<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_image admin_label=&#8221;Image&#8221; src=&#8221;https:\/\/jennyfeal.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/IMG-20190917-WA0064.jpg&#8221; show_in_lightbox=&#8221;off&#8221; url_new_window=&#8221;off&#8221; use_overlay=&#8221;off&#8221; animation=&#8221;left&#8221; sticky=&#8221;off&#8221; align=&#8221;left&#8221; force_fullwidth=&#8221;off&#8221; always_center_on_mobile=&#8221;on&#8221; use_border_color=&#8221;off&#8221; border_color=&#8221;#ffffff&#8221; border_style=&#8221;solid&#8221;] [\/et_pb_image][et_pb_text admin_label=&#8221;Text&#8221; background_layout=&#8221;light&#8221; text_orientation=&#8221;left&#8221; use_border_color=&#8221;off&#8221; border_color=&#8221;#ffffff&#8221; border_style=&#8221;solid&#8221;]<\/p>\n<p>D\u00e9tail de l\u2019installation, forme manquante, bois, cannage et argile \u00a9 MAC Lyon Mus\u00e9e d\u2019art contemporain de Lyon<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_image admin_label=&#8221;Image&#8221; src=&#8221;https:\/\/jennyfeal.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/Screenshot_2019-10-30-17-05-49-192.jpg&#8221; show_in_lightbox=&#8221;off&#8221; url_new_window=&#8221;off&#8221; use_overlay=&#8221;off&#8221; animation=&#8221;left&#8221; sticky=&#8221;off&#8221; align=&#8221;left&#8221; force_fullwidth=&#8221;off&#8221; always_center_on_mobile=&#8221;on&#8221; use_border_color=&#8221;off&#8221; border_color=&#8221;#ffffff&#8221; border_style=&#8221;solid&#8221;] [\/et_pb_image][et_pb_text admin_label=&#8221;Text&#8221; background_layout=&#8221;light&#8221; text_orientation=&#8221;left&#8221; use_border_color=&#8221;off&#8221; border_color=&#8221;#ffffff&#8221; border_style=&#8221;solid&#8221;]<\/p>\n<p>Jenny Feal, <em>Pienso que tus versos son flores que llenan tierras y tierras<\/em> (d\u00e9tail de l\u2019installation, empreinte de deux pieds nus au sol), 2019. Courtesy de l\u2019artiste et de la Biennale de Lyon 2019. \u00a9 MAC Lyon Mus\u00e9e d&#8217;art contemporain<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_text admin_label=&#8221;Text&#8221; background_layout=&#8221;light&#8221; text_orientation=&#8221;left&#8221; use_border_color=&#8221;off&#8221; border_color=&#8221;#ffffff&#8221; border_style=&#8221;solid&#8221;]<\/p>\n<p>Avec le pr\u00e9cieux soutien de:\u00a0 Artesylve, Fonds de Dotation Buchet Ponsoye, Galerie Dohyang Lee, Fonds de Dotation Thibault Poutrel, Fondation Brownstone, Monsieur Fr\u00e9d\u00e9ric Lorin, Monsieur Gilles Blanckaert-Aliz\u00e9e, Monsieur Roger Herrera Gutierrez, Association ARTICHOK, Libraire et Galerie Michel Descours.<\/p>\n<p>Avec le concours de: Artesylve, Rotin Fil\u00e9, \u00c9tablissement Corne &amp; Cie, Centre Gallieni Villeurbanne.<\/p>\n<p>Avec l&#8217;aide de : Association Passerelles Buissonni\u00e8res<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][\/et_pb_section]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pienso que tus versos son flores que llenan tierras y tierras \/ Je pense que tes vers sont des fleurs qui remplissent les terres et les terres Mat\u00e9riaux: bois, cannage, paille, fa\u00efence, c\u00e9ramique \u00e9maill\u00e9e Dimensions: variables MacLYON, Mus\u00e9e d\u2019 art contemporain de Lyon 2019 Installation expos\u00e9e dans le cadre de L\u00e0 o\u00f9 les eaux se [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":1273,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_et_pb_use_builder":"on","_et_pb_old_content":"<p><em>Pienso que tus versos son flores que llenan tierras y tierras<\/em> \/ Je pense que tes vers sont des fleurs qui remplissent les terres et les terres<\/p>","_et_gb_content_width":"","footnotes":""},"project_category":[],"project_tag":[],"class_list":["post-1270","project","type-project","status-publish","has-post-thumbnail","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/jennyfeal.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/project\/1270","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/jennyfeal.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/project"}],"about":[{"href":"https:\/\/jennyfeal.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/project"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jennyfeal.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jennyfeal.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1270"}],"version-history":[{"count":10,"href":"https:\/\/jennyfeal.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/project\/1270\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1406,"href":"https:\/\/jennyfeal.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/project\/1270\/revisions\/1406"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jennyfeal.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1273"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/jennyfeal.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1270"}],"wp:term":[{"taxonomy":"project_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/jennyfeal.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/project_category?post=1270"},{"taxonomy":"project_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/jennyfeal.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/project_tag?post=1270"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}